Lorsque toutes les cartes sont jouées et que tous les plis ont été donc formés et répartis (ou non, en cas de Grand Chelem) entre les deux équipes, on procède au décompte des points. À quelques cartes sont associés des points, ainsi :
- les rois valent chacun 4,5 points ;
- les dames rapportent chacune 3,5 points ;
- les cavaliers s’évaluent chacun à 1,5 points ;
- les cartes basses portent chacune 0,5 point.
Les 78 cartes du jeu tarot représentent donc 91 points au total. À partir de ces correspondances, le preneur compte ses points en tenant compte des points contenus dans les écarts. Le camp défense aussi en fera de même. La somme des marques obtenues par les deux camps n’excèdera donc pas 91 points.
Pour des raisons pratiques, on associe habituellement une carte avec une carte basse : par exemple, un roi et une carte basse donnent 5 points (4,5 + 0,5) ou deux cartes basses équivalent à 1 point (0,5 x 0,5). Cette méthode évite, en fait, de trimbaler des décimales dans les décomptes.
Lorsque l’annonceur a pu exactement totaliser le nombre de points auquel il s’est engagé, on dira que le contrat est « juste fait ». S’il réalise plus que le nombre attendu, la différence constitue les points de gain. Des modalités pratiques conduisent également à arrondir ces points à la dizaine.
En revanche, si l’annonceur arrive en dessous de nombre auquel il a basé son contrat, on dira que le contrat a « chuté ». Dans ce cas, la différence est considérée comme des points de perte. Ce nombre peut également être arrondi à la dizaine.
Au contrat dans un jeu de tarot est attribuée une valeur arbitraire de 25 points. Ainsi, on ajoutera ou on enlèvera 25 points au total des points des plis en cas de gain ou en cas de perte, respectivement. En fait, ce total de points N est pondéré par un coefficient variable selon le type de contrat.
Ce total est multiplié par un coefficient qui varie selon le contrat de départ :
- Prise : N x 1 ;
- Garde : N x 2 ;
- Garde sans le Chien : N x 4 ;
- Garde contre le Chien : N x 6.
Le cas du Grand Chelem est un peu particulier car aux points précédents s’ajoutent encore :
- 400 points s’il a été annoncé et réalisé ;
- 200 points s’il a été annoncé mais non réalisé ;
- 200 points s’il a été non annoncé mais réalisé.
De plus, toujours dans le cas d’un Grand Chelem, lorsque l’Excuse se trouve dans le camp de la Défense et qu’elle a été jouée avant le dernier pli, elle rapportera 4 points (au lieu de 4,5) et sera considérée comme un bout, et dans ce cas le preneur ne pourra plus prétendre qu’à deux bouts.
À partir de ce mode de calcul, le nombre de points sera déduit du score défenseur si le preneur échoue et le rajoute à son score si le preneur réussit. De son côté, le preneur gagne trois fois ce total s’il a honoré son contrat et s’il n’a pas pu respecter ses engagements, son score sera amputé de trois fois ce total.
La prime de Petit au bout est octroyée, quel que soit le résultat de la manche et quel que soit le joueur qui a accompli le Petit bout : on ne tiendra compte que de l’équipe qui a ramassé le dernier pli. Si c’est le preneur qui a gagné le dernier pli, alors il s’attribue 20 points supplémentaires, lesquels seront multipliés par le coefficient relatif au contrat engagé. La Défense perd, dans ce cas, 10 points (multipliés également par le même coefficient) à déduire au score de chacun de ses membres. Cependant, si le preneur n’arrive pas à emporter le dernier pli, alors, il perdra 30 points (multipliés par le coefficient) et la Défense rajoute 10 points (multipliés par le coefficient) à chacun de ses membres.
Par ailleurs, quel que soit le type de contrat, les primes suivantes demeurent invariables :
- pas d’honneur 10 points,
- pas d’atout 10 points,
- simple poignée 20 points,
- double poignée 30 points,
- triple poignée 40 points.
Lorsqu’un camp gagne, son membre qui a sollicité une prime marque un nombre de points équivalent à trois fois les points des primes annoncées.
Dans ce cas, les résultats sont soustraits des points de chacun des membres de l’autre camp. Si c’est l’autre camp qui gagne, alors le premier camp voit son score diminuer de trois fois les primes annoncées, tandis que l’équipe gagnante augmente son score de la valeur non pondérée de ces primes.
On relèvera donc que le total des quatre scores appartenant aux quatre joueurs reste constamment égal à zéro.

